Rénovation énergétique : L’État lance un Plan pour réhabiliter les bâtiments publics

Interview croisée de Pascale Laire (Directrice Nationale de prescription Solutions chaufferie) et Johnny Garattoni (Responsable Marketing applications tertiaires Climatisation & Ventilation).

 

L’Etat a mis en œuvre un plan d’investissement massif pour accompagner la rénovation énergétique des bâtiments publics dans plusieurs secteurs. De quoi s’agit-il ? Comment le groupe Atlantic peut-il accompagner ce projet ambitieux ? Pascale Laire, Directrice Nationale de prescription Solutions chaufferie d’Atlantic, et Johnny Garattoni, responsable Marketing applications tertiaires Climatisation & Ventilation, nous livrent leur analyse.

 

En quoi consiste le plan de relance ?

Pascale Laire : Ce plan s’intègre dans un projet plus ambitieux d’amélioration énergétique dans le tertiaire, le décret Tertiaire, initié en 2019. Il est particulièrement volontariste puisqu’il prévoit que l’ensemble des marchés devra être notifié avant le 31 décembre 2021 pour des travaux prévus jusqu’en 2023. Il prévoit une enveloppe de 4 milliards d’euros à ces travaux amélioration énergétique qui seront réalisés sur les bâtiments tertiaires d'État.

 

Quels bâtiments sont concernés ?

Johnny Garattoni : Le plan se concentre sur les bâtiments de l’enseignement supérieur et les CROUS mais également sur les casernes, sur certains bâtiments de l’Armée et de la Justice. Trois types d’actions pourront être menés : celles qui permettent un gain rapide, d’autres impliquant des renouvellements de systèmes et enfin des réhabilitations lourdes.

 

Comment le groupe Atlantic peut-il accompagner ce plan relance ?

Pascale Laire : De plusieurs façons. Nous avons bien sûr une valeur ajoutée en termes de conseil. Plus les réponses à apporter seront complexes (je pense aux cas de réhabilitation lourde), plus elles devront être structurées en amont. Le groupe dispose d’un autre atout : il peut proposer une offre complète qui englobe à la fois nos solutions en Chaufferie et en Climatisation et Ventilation.

 

Concrètement, quelles solutions de traitement de l’air vous semblent adaptées à ces projets ?

Johnny Garattoni : Celles qui sont performantes et qui ont aussi une bonne capacité d’intégration. Elles pourront donc trouver facilement leur place dans les bâtiments existants. Je pense aux gammes DRV EasyVRF, compacte et intégrable, et Max 4R, basée sur la récupération d’énergie. La solution OSMOZ qui permet de faire du chauffage pièce par pièce et qui sait ainsi s’adapter à la modularité des aménagements intérieurs sera aussi particulièrement valorisable.

 

Et quelles solutions de chauffage et d’eau chaude sanitaire pourront optimiser les performances de ces bâtiments ?

Pascale Laire : Tout dépend de la piste retenue : s’agira-t-il d’améliorer les systèmes existants ou de privilégier des projets de réhabilitation lourde ? Dans les deux cas, nous pourrons accompagner ces programmes.

Le parc de l’Etat est souvent ancien et le seul fait d’opter pour des chaudières performantes à condensationgénérera un gain énergétique. Pour plus de performance, nous pourrons recommander des chaudières qui comprennent une hydraulique plus sophistiquée, à l’instar des gammes VARMAX qui, grâce à leurs solutions à trois ou quatre piquages, optimisent la condensation.

 

Et sur la partie Ventilation ?

Johnny Garattoni : L’offre double flux (que l’on trouve dans nos systèmes Rotatech et notre gamme Serencio) constitue une bonne solution en termes de confort et économie d’énergie. Et comme on ne peut pas faire abstraction du contexte, nous recommanderons des solutions d’épuration de l’air. Bien sûr, ces équipements consomment un peu d’énergie, mais leurs capacités de filtration sont utiles dans les bâtiments dont il est question ici, notamment dans les universités.

 

Conseillerez-vous des systèmes utilisant des énergies renouvelables ?

Pascale Laire : Le recours à l’énergie renouvelable peut être pertinent et permet de limiter environ 30 % la consommation énergétique (je pense ici à des équipements qui utilisent de l’énergie solaire ou qui sont optimisés avec des systèmes de pompes à chaleur de forte puissance). Tout dépend du contexte, d’où la nécessité de procéder à un diagnostic et à un conseil précis en amont de chaque projet. Et pour conclure, n’oublions pas que la majorité des solutions Atlantic présentent toutes un atout de taille : elles sont « made in France ».

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